Pleumeur-Bodou se souvient : Le tragique destin de la famille Philippe
Le drame du 17 juillet 1944
Le 17 juillet 1944, quelques semaines avant la libération de la région de Lannion par les Alliés, la famille Philippe (engagée au sein des Francs-Tireurs et Partisans - FTP) est victime d’une dénonciation.
Vers 18 h, une cinquantaine d’hommes des Waffen-SS (accompagnés d’un individu en uniforme parlant français) cernent le domicile familial. Sont arrêtés :
• Léon Marie Philippe (le père, né en 1890, retraité des transports parisiens et cultivateur)
• Léon Alexandre Philippe (le fils aîné, né en 1911)
• Pierre Louis Philippe (né en 1923)
• René Yves Philippe (le plus jeune des frères, né en 1925)
La mère, Clémentine Philippe, ainsi que leur plus jeune fils Eugène (âgé de 6 ans et demi) sont épargnés.
Après un interrogatoire et des actes de torture subis dans la villa « La Marjolaine » à Lan-Kérellec (Trébeurden), les quatre hommes sont exécutés :
• Le père et son fils aîné Léon sont emmenés par les Waffen-SS et abattus ; leurs corps sont retrouvés plus tard au lieu-dit Park-Meur (Pleumeur-Bodou).
• Pierre et René sont exécutés à leur tour, et leurs corps sont découverts au lieu-dit Le Champ-Blanc.
La famille repose au cimetière de l’Île-Grande.
Mémoire et hommages
• La stèle de Park-Meur et le cénotaphe du Champ-Blanc commémorent chaque année en juillet le sacrifice de la famille Philippe.







